Posté le 11.07.2007 par riskmanagerloictournez
WELCOME
Bienvenue sur ce blog réservé à la discipline du Risk Management.
Que vous soyez sur ce site par hasard ou non, vous trouverez forcément un article au moins qui vous concernera de près ou de loin.
Tout le monde est concerné par la gestion des risques et le gère au quotidien en fonction de sa sensibilité. Mais tout le monde ne sait pas forcément que l'aléa peut être appréhendé méthodiquement, et que bien l'appréhender permet de faire gagner du temps et de l'énergie à soi même et au groupe.
Je ne préfère pas employer le terme de "gestion" des risques pour la simple raison que la signification de cette traduction française du terme "management" n'est pas complète. Le terme de management implique de mener et non pas uniquement de "gérer" des centres de coûts. Gérer les risques est pour moi péjoratif et restrictif car cette mission impliquerait d'envisager le risque uniquement comme un coût.
QU'EST CE QUE LE RISK MANAGEMENT ?
LE RISK MANAGEMENT C'EST UNE REPONSE A DES MAUX:
Cette discipline connaît une réelle expansion depuis que l'Homme prend conscience que le risque est aussi sa création et qu'il peut frapper toute frange de la population. Nos sociétés développées ont toujours cru que la science nous sauverait et que l'inégalité des revenus était la seule création néfaste liée au développement marchand de nos sociétés. Mais aujourd'hui, ces sociétés ont conscience que seul l'Homme est son propre antidote et que le développement crée surtout des inégalités face aux risques. La science n'est plus le remède, il en est presque devenu la cause du mal. La crainte de la créature échappant à son créateur renaît, et pour éviter que survienne une telle catastrophe, le risk management s'impose comme une solution assurant un fonctionnement responsable et protecteur d'une bonne réalisation des objectifs de chacun.
LE RISK MANAGEMENT C'EST UNE PREUVE:
Le risk management est donc la preuve que la concurrence et le capitalisme ne font pas tous les maux à nos problèmes. En réalité, ce sont les comportements humains irresponsables qui aujourd'hui dans une société complexe ont des effets beaucoup plus impactant. Avec les termes de "développement durable", "responsabilité sociale", ou plus encore "sociétale", voire même tout simplement déjà le terme "manager", le développement marchand a les moyens conceptuels et méthodiques pour inhiber le risque humain en faisant du développement responsable un atout concurrentiel. Je peux aujourd'hui être compétitif, diminuer mes coûts, faire des choix stratégiques ambitieux, avancer tout en connaissant mes risques humains, financiers, environnementaux, règlementaires, concurrentiels etc.
LE RISK MANAGEMENT, C'EST ENFIN DES VERTUES:
Je vais essayé de vous faire partager ici la vision que j'ai des vertues du Risk Management aux travers certaines citations.
"Construisons pour tous un quotidien plus sûr". Bien sûr, gérer les risques permet de faire profiter à tous d'un quotidien plus sûr. Il n'y a pas là de risk manager chargé de gérer des risques au détriment d'autres. Un risque éliminé est un risque éliminé pour un groupement d'individu. Mais devons nous étendre cette vertue jusqu'à dire que le risk management va rendre le monde meilleur?
Pour plus de précision, voici une explication par la comparaison grâce à cette seconde citation connue des professionnels du risque :
"A défaut de rendre le monde meilleur, cherchons à le rendre plus sûr".
Donc il ne s'agit pas de faire un monde meilleur, mais un monde où il y a des garanties, des valeurs "existantes" respectées...
Je poursuis avec cette citation bien connue de tous cette fois:
"Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants" Saint Exupéry.
Nous avons là une idée supplémentaire du monde plus sûr qui doit être mis en place. C'est un monde qui fonctionne "durablement", "soutenablement"...
Je poursuis avec mon histoire préférée pour illustrer les vertus du Risk Management :
Un Fermier reçoit l'appel d'un villageois qui veut travailler sur sa ferme. Le premier lui demande ses qualités et le second lui répond:
"Quand le vent souffle, je suis capable de dormir sur mes deux oreilles".
Le fermier ne comprend pas mais l'embauche.
La première semaine de travail, la nuit, un violent vent s'abbat sur la région. Le fermier et sa femme sorte pour rentrer le bétaille et sauver tout ce qu'ils peuvent des affaires restées dehors. Mais une fois sortis, ils voient la voiture garée, le bétail rentré, et le terrain nettoyé. Ils vont à l'étable pour vérifier que les bêtes y soient bien, et ils tombent sur leur employé qui dort paisiblement sur la paille de l'étable.
C'est alors que le fermier compris la phrase du villageois : "Quand le vent souffle, je suis capable de dormir sur mes deux oreilles".
Quand les temps sont calmes, leur employé est capable de préparer les moments plus rares où vent souffle et évite ainsi le vent...de panic, celui que le fermier et sa femme ont eu. Le villageois avait même anticipé leur réaction et leur avait installé un verre d'eau chacun sur la table de la cuisine....
Voila la Nième vertue du risk manager, anticiper pour éviter les crises! Et s'il y a crise, il anticipe toujours pour éviter ceci, autre citation:
"Le pire, c'est quand le pire empire"!
Conclusion:
Dans les germes même du Risk Management, on retrouve l'ambition d'accomplir des objectifs pour être toujours plus compétitif, et en même temps, cette volonté de ne pas avancer tête baissée et de tomber sur un os qui finirait par nous étouffer, car on sait que même le plus compétitif aujourd'hui n'est pas forcément celui qui le sera demain si un risque mal maîtrisé venait à se réaliser. Le Risk Management est pour toutes ces raisons le meilleur moyen d'évoluer avec cette prise de conscience sous contrainte, un outils d'aide à la décision pertinent et de renforcement de la résilience des organisations qui a toute sa place aujourd'hui. L'homme seul doit son succès en initiant le succès collectif, mais aujourd'hui, le collectif (une entreprise, un hôpital etc) doit son succès en initiant celui de la société... L'exigence de transparence va dans ce sens. Elle évite que des organisations opaques puissent nuire au développement de la société, ou du moins, pour les partisans de la thèse que la société n'existe plus, aux missions des organes représentant la communauté de personnes vivant sur un même territoire.
Je m'arrête là. Si vous désirez échanger ou avoir de plus amples informations sur le risk management côté formations et enseignements, j'ai mis en place un Forum qui est encore dans ses débuts : www.riskmanger.big-forum.net
Je compte sur vous pour contribuer et développer la réflexion, en même temps que vous pouvez compter sur moi pour vous faire profiter d'informations nouvelles.
Loïc Tournez
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Posté le 11.08.2007 par riskmanagerloictournez
Il est important pour tout risk manager en poste ou en herbe de savoir les qualités requises pour faire son métier, de se regarder soi et de faire le constat de son aptitude. Pas de fatalité, tout se travaille. Il y a cependant une qualité qu'il est difficile de travailler et d'acquérir en cours de route: la créativité.
J'ai découvert l'importance de cette qualité dans le Risk Management en exploitant justement ma créativité sans le savoir, et que mon entourage m'ai progressivement félicité et encouragé dans cette voie.
Après la découverte de cette qualité et de son effet, je me suis interrogé à savoir pourquoi cette qualité était elle réellement utile à mon métier. J'ai aujourd'hui la réponse et je peux vous dire qu'elle n'est pas des moindres. Pour tout vous dire, je considère aujourd'hui que cette qualité fait tout l'atout du métier de Risk Manager, et elle est une qualité essentielle, qu'il est en revanche difficile d'acquérir en cours de route comme je disais. C'est possible, je n'en doute pas, mais je pense qu'elle est acquise depuis l'enfance et qu'après, adulte, il est difficile de s'en créer une si justement nous n'avons pas cette énergie de création...
Laissez moi donc vous faire part de ma réflexion sur les apports indispensables de la créativité dans le métier de risk manager afin de vous permettre peut petre d'axer votre orientation ou vos recrutement en fonction de ce critère. Je précise en revanche que bien que la créativité soit essentielle, elle n'est pas suffisante. La réactivité, la curiosité sont d'autres qualités que l'on me reconnait et qui me permettent au quotidien d'avancer dans la gestion des risques. D'autres encore comme la persuasion ou l'affirmation de ces idées, que je travaille tout particulièrement en ce moment pour améliorer mon profil.
Tout d'abord, qu'est ce que la créativité? Je crains que beaucoup de personnes ou d'entreprises l'associent à l'artistique. Il est souvent constaté et entendu que des entretiens d'embauche sont sans suite parce que la personne a été classée trop "artistique". Je trouve le nombre de cas si important que cela me laisse dire qu'en effet, beaucoup considèrent qu'avoir de la créativité s'est être artistique... Si je me trompe, je vous remercierai de me donner de plus amples détails.
Quoi qu'il en soit, la créativité n'est pas l'artistique en ce sens: alors que la créativité a la capacité de créer pour donner du sens à d'autres, l'artistique peut donner à d'autre ce qui a du sens pour soi. Je m'explique à travers cet exemple. Un artiste et un créatif font un Plan de Continuité d'Activité. L'artistique travaillera plus sur la forme pour rendre visible le sens qu'il a voulu donner sur le fond. Le créatif travaillera de manière équilibré sur le fond et la forme, mettant sa créativité au service de ce qu'on lui demande. L'artiste travaille en fonction de soi, le créatif pour les autres.
En terme de management, un artistique peut poser en effet problème car il y a de forts risques que son travail n'ai de sens que pour lui et qu'il ne soit pas compris des autres. Le créatif utilise sa qualité pour que les autres comprennent au mieux.
Pourquoi la créativité? En plus de cet atout générique que nous venons de voir, la créativité est pour la gestion des risques essentielles car elle permet l'efficacité dans le temps. Là aussi je m'explique. Nous savons tous très bien que des risques apparaissent alors que d'autres disparaissent. Et nous savons en conséquence qu'à risque nouveau cela implique des moyens de traitement nouveaux. Or, pour cela, il faut essentiellement être créatif pour les trouver. L'expérience ne suffit plus. Au contraire, une longue expérience a plus tendance à figer qu'à remettre en cause ce qui a été fait jusqu'alors.
Autre atout de la créativité attaché au risk management : Pour un métier qui est progressivement connu et reconnu, pendant longtemps il faudra travailler en se disant que parmi les interlocuteurs, beaucoup ne voient pas bien ce qu'est le risk management. Tous savent et font le lien entre management et risque car ils savent tous en tant que manager qu'il y a des risques dans leur métier et que ces risques doivent être gérés par chacun des managers. De ce fait, ils ne comprennent pas l'utilité du Risk Management. A ce titre, fonction nouvelle, idées nouvelles, méthodes nouvelles, actions nouvelles, et communication nouvelle. En communication, la forme doit coller au message de fond. Si le fond est nouveau, la forme doit l'être aussi, tout en prenant en compte les règles du jeu. Le créatif est l'homme qu'il faut (pas l'artiste qui ne sera pas forcément respecter les règles du jeu).
J'espère que ces quelques atouts vous permettront de considérer d'avantage la qualité de créativité pour un poste de gestion des risques.
Ce qui vient d'être écrit n'est que du vécu en fonction de cette qualité qu'on me reconnait. Donc la description ne peut être exhaustive et de la même façon, d'autres qualités sont nécessaires pour ce métier comme la curiosité et la réactivité.
Posté le 22.09.2007 par riskmanagerloictournez
Notre promo en Risk Management à l'ESM-A se construit. Beaucoup de messages sont envoyés de ma part sur différents sites pour la faire connaitre. La filière est trop belle, et peut plaire à tant de personnes qu'il faut bien que ces deux éléments se réunissent. Nous voila donc tombés, non pas dans l'Agence tout Risque, mais l'Agence matrimoniale... Pardonnez cette métaphore très réductrice de la situation.
Plus sérieusement, je veux en venir à la situation plus générale et causale de l'orientation scolaire, en France notamment. Je ne pourrais même pas me permettre de dire qu'elle est inefficace dans la mesure où elle n'existe pas pour être franc. Parler d'orientation scolaire en l'état actuelle des choses, revient plutôt à parler "Marketing scolaire" pour les plus chanceux, ou de "mise dans une case" pour les plus "limite" scolairement.
On en est arrivé à une situation où les élèves et les étudiants les plus perdus sont confrontés au cours de leur cursus à des "Réorientations". Comme s'ils avaient déjà été orienté avant! Pourquoi étaient ils perdus alors? On en rajoute une couche...
Voila ce qui est proposé pour aider un jeune à connaître l'espace du possible par rapport à sa personnalité (qu'il connait encore très peu si ce n'est en fonction des amis avec qui il est sur le moment) et ses possibles capacités s'il était dans un environnement motivant lui permettant d'établir des projets.
En attendant un système efficace et généralisé, pour s'orienter il faut être fort. Il faut savoir faire des choix, avoir une personnalité qui le permette, un environnement proche qui soit alerté et informé sur le sujet, une importante curiosité pour rechercher quelles sont les caractéristiques de nombreux métiers (dépassant le stade du salaire et du prestige, ou de la quantité de travail pour y arriver...), savoir où se renseigner en dehors des conseils d'enseignants, de conseillères d'orientation dont l'efficacité dépend trop de la personne, ou de CIO dont l'information ne dépasse pas celle des publications "marketing" données sur les plaquettes de présentation.
Est ce que vous verriez un enfant de 3ème connaître le Risk Management si ce n'est qu'un de ses proches fait ce métier, ou s'il est très très curieux ? Bien entendu que non, au mieux il aura entendu parler du management, ce qui est très peu parlant. Et pourtant, connaitre à cet âge un tel niveau de précision des métiers, permettrait à l'élève de très vite faire des choix concernant ses études en Lycée. Le niveau d'étude final qu'il est préférable d'avoir et le profil des candidats le guideront à choisir une filière adaptée dès le départ. Conséquences : motivation supplémentaire, alimentation de la curiosité, moins d'échecs, et une meilleure répartition des élèves moins "moutonneuse" dans les différentes filières. J'irai encore plus loin en espérant voir ainsi des managers plus excellents et un déficit moins grand dans les années à venir de candidats cadres pour remplacer ceux partis à la retraite (amplifié par la montée de nouvelles fonctions de cadres liées à la RSE, la qualité etc).
Ceci nécessite un accompagnement "professionnel" pour pallier aux inégalités de contexte. Ces professionnels peuvent être des sortes d'Outplaceur version Inplaceur, qui ont l'avantage de la connaissance du marché, des entreprises ou de la fonction publique, qui ont des méthodes strictes d'analyse de la personnalité, un savant sens de l'écoute, et qui sont in fine des managers, soit "
de savoir faire de personnes ordinaires des personnes exceptionnelles".
La loi du plus fort doit enfin cesser dans ce domaine, l'orientation est universelle et structurante. Elle ne doit plus être inégalitaire et destructrice. Employer un dérivé de "destruction" est un euphémisme car elle poursuit l'individu parfois tout au long de sa vie dans un environnement économique ne donnant que très peu de chance à des "profils" de non excellence et atypique. La destruction structurante qu'elle est véritablement devient alors une démolition pure et simple.
En espérant que cela vous fera réfléchir quant à vos chances ou malchances que vous avez eu de ce côté, et en attendant que quelque chose bouge, soyez présents pour vos enfants, en oubliant toute tentative d'influence, ce qui ne serait pas non plus une orientation mais "mise en case" dès tout petit. vous ne risquez pas que de démolir ce que pourrait être un être dans la société, mais un individu tout court. Vouloir suivre les traces des ses parents doit encore une fois venir de soi. N'oubliez pas que vous êtes des managers : Savoir faire de quelqu'un d'ordinaire quelqu'un d'exceptionnel. Appliquez le à vos enfants.
Une grande pensée à ma fille Alwenna.
Posté le 02.10.2007 par riskmanagerloictournez
Bonjour,
Je vous écris cette fois pour vous faire part d'un coup de coeur pour ce dont je connaissais l'existence et le besoin, mais que je ne pouvais encore nommé. Il s'agit de l'entrepreneuriat social et je sais aujourd'hui qu'il y a une association qui se bat pour promouvoir cette pratique. Il s'agit d' "Ashnoka".
Alors qu'est ce que l'entrepreneuriat social? Pour le mettre dans une case, c'est pour moi tout d'abord de l'ordre de la responsabilité sociale et sociétale des entreprises mais poussée à son plus haut degré dans son intentionalité, et à son degré le plus bas concernant sa globalité. Je m'explique. L'entrepreneur social est celui qui va par exemple créer un réseau de jardins maraichers biologiques employant des personnes réputées inemployables. Il va donc dans la profondeur, plus loin qu'une obligation de RSE, mais au niveau global, il n'y a pas un système global de Management de RSE. Ce peut être aussi celui qui monte un cabinet de placement pour que les diplômés issus de quartiers défavorisés trouvent un emploi reflétant leur niveau de qualification. Encore une fois la démarche est profonde mais restreinte à un groupe de personnes et une activité. Nous sommes dans le cadre de petites structures finalement. Mais rien n'empêche de penser la chose venant de grandes structures, ou qu'un jour une petite devienne grande avec une telle démarche.
Autant vous dire que suis passionné de ces nouvelles pratiques et je pense même que je vais me détourner de la politique pour faire ce en quoi j'ai toujours cru, ce pourquoi j'ai commencé mes études de Science Politique, la politique de demain, celle menée par les entreprises. Et quand je dis "Politique de demain menée par les entreprises" je ne parle pas de la domination Capitaliste menant par le bout du nez le politique afin de desservir ses propres intérêts économiques. Non, je parle d'une politique vraie, avec la vision globale qui est censé l'investir, celle organisant la vie en collectivité, une collectivité qui d'ailleurs ne fait plus un, mais nous devrions parlé de plusieurs collectivités, que les entreprises créent aussi en recueillant en leur sein l'ensemble des travailleurs, les nourrissant, s'organisant de plus en plus et de mieux en mieux pour améliorer les conditions de travail des salariés. Le Jour où cette pratique sera étendue car tous auront compris les bienfaits de sa généralisation, alors il sera possible de penser à une véritable politique par les entreprises, à une véritable gouvernance par les entreprises. Et je n'oublie pas les chômeurs, les entrepreneurs sociaux non plus, la preuve, ils sont là. Le chômage a un rôle positif pour les entreprises mais jusqu'à un certains point. Il ne doit pas être trop haut où il commence à réduire la croissance et avoir un effet négatif sur lui même. Le chômage doit atteindre son taux naturel, les hommes et femmes politiques d'aujourd'hui ne peuvent rien faire, seules les entreprises peuvent faire quoique ce soit. Les Retraités, jusqu'ici pris en charge politiquement, par la société. Demain, tout le monde sais que ce système ne résistera pas. Tant pis, à condition que quelque chose de mieux avec une vision tout aussi globale le remplace. Pourquoi pas les hedge funds? Tout le monde s'accorde à dire que c'est ce système qui va remplacer le notre. Peut être, peut être pas, le tout est que ce nouveau mécanisme soit solide et global. En tout cas, il est encore la preuve d'une gestion de la collectivité par les entreprises (et en passant de la modernité anglosaxone par rapport à nous petits français, qui sommes peut être trop sclérosés par notre vieux modèle, mais dans un sens autant laissé faire les expériences ailleurs et les récupérer ensuite, pourquoi pas LOL. Donc oui, je dis cela car l'entrepreuneuriat social serait d'origine anglosaxone).
Que penser alors de la nationalité, du patriotisme et toutes ces valeurs? Je ne pense pas qu'elles se perdront dans ces couloirs, je pense que l'aspect entreprise et l'aspect territoire sont compatibles. Je dirait qu'elles en seront même améliorées. Installer une télévision en salle de pause pour que les employés regardent un match de l'équipe de France. Les adversaires sont le Portugal et dans la même entreprise mais dans ce dernier pays, on y regarde aussi le Match. En fait, ce que je veux dire ici, c'est que le profond du patriotisme demeurera, mais sa forme, si lourde et pesante pour tous, chargée d'histoire et de conflits, de gloire et de fraternité à devoir respecter à des temps qui n'ont rien à voir, avec des gens dont rien nous lie (c'est pourquoi certains "malades" réclament une guerre pour ressouder les gens), excluant de facto l'étranger où l'acculturant dès sa soumission... Le patriotisme de demain aura changé tout comme le support "Politique" aura lui aussi changé, ce qui est totalement logique dans ma vision proactive et en même temps idéalisée. Voyez où je veux en venir, les Risk Managers auront un rôle primordial dans ce systèmes, les préfets des temps modernes ;-).
Bref, tout ceci est encore de l'idéalisme aujourd'hui, mais vu la prise de conscience, rien que la mienne il y a déjà 3 ans alors que je ne pesais pas lourd du haut de mes 20 ans, de toutes ces personnes qui participent activiement et de tous ces managers et formations qui s'ouvrent en faveur de la RSE, que dire de plus... Nous y allons à mon avis, et soutenir Ashnoka est aujourd'hui de l'ordre du civisme associatif, mais demain, il sera tout bonnement politique.
Je pourrais en dire plus, en détail et avec des bémols, mais je ne suis pas là pour écrire un livre, simplement pour éclairer un fait de société que j'admire avec ma vision proactive de la chose. Elle est criticable, mais au moins, elle est là et je suis capable de l'exprimer. Maintenant êtes vous capable de l'entendre. Je pense que ce sera le plus dur, le mot entreprise allié au mot politique en fait encore frémir plus d'un. Ce que je comprend dans l'ordre des choses actuelles. Mais admirez l'évolution, la dynamique... C'est cela que j'observe et la locomotive me plait.
Ciao
Posté le 16.10.2007 par riskmanagerloictournez
Bonjour,
A la vue des informations d'aujourd'hui, j'apprend que L'Oréal serait touchée par ces histoires de plomb dans les rouges à lèvres, vendus aux Etats Unis de surcroit (on ne rigole pas avec cela sur le jeune continent). Bref, ce qui est intéressant, et qui montre l'évolution de notre métier avec la société civile, c'est que cette accusation provient d'une association défendant une haute sécurité dans les cosmétiques, avec qui il va falloir donc être en relation de manière plus "intime". 2ème élément, une affaire comme celle ci demande à ce que différents services soient coordonnés pour travailler ensemble, la communication, la sécurité, les Achats, le customer service, le supply chain etc. Une personne rendra la chose efficace et s'il est bon permettra à l'entreprise de réagir vite et efficacement, le Risk Manager....
J'en saurais peut être plus, tout en respectant l'obligation de confidentialité, grâce à une camarade de ma promo pRISKo, 3ème cycle Risk Manager de l'ESM-Alternance, qui est en poste chez L'Oréal justement.
En attendant, bonne journée à tous, "Quiet Night Sleep", les Risk Managers sont là... :-)
L'admiRISKateur.
Posté le 16.10.2007 par riskmanagerloictournez
www.ffk-wilkinson.com
Drôle, piquant, fffk signifie Fight for Kissies... donc c'est très piquant... et ça promet une bonne barre (ou un simple sourire selon votre taux de 'bon public' que vous êtes).
Et en plus ça me projète dans un avenir très proche :-)
Bonne séance.
Loïc
Posté le 08.11.2007 par riskmanagerloictournez
Mon idée politique actuelle (et non politicienne, stratégique et de pouvoir), celle qui me semble être indispensable pour que les blocages que nous connaissons aujourd'hui puissent être passés sans haine exaxerbée les uns envers les autres, c'est la "tolérance". Cela peut faire rire, mais derrière la tolérance, j'entend surtout un enjeux plus général qu'est le respect de la démocratie pour les décennies à venir. C'est aujourd'hui, par votre réaction, que vous serez les vecteurs d'une démocratie de demain.
Quand je parle de tolérance, je ne parle pas de compromis. Certains définiront la démocratie comme l'application du compromis.
Moi, je défini la démocratie comme la confrontation d'idées, de projets de sociétés plus globalement. Or, pour qu'il y ait une véritable démocratie, il faut que tous les projets de sociétés désirés par une partie soient présents. J'en arrive à mon opposition avec l'idée de démocratie = compromis, car dans ces projets de sociétés, il y en a qui sont des projets qui rejettent toute idée de compromis avec le capitalisme par exemple ou encore avec le libéralisme. Ce ne sont personnellement pas mes orientations, mais elles le sont pour certains.... J'introduis donc mon idée de départ, la démocratie tolérance. Axer la réflexion sur le compromis est toujours source, in fine, d'intolérance et de tout autre chose que du compromis, que ce soit pour ses partisans, que pour ses adversaires.
Pour illustration, la question qui est de savoir si les personnes qui manifestent et font les multiples blocages, représentent ou non les français (ou leur ensemble d'appartenance), n'est pas essentielle. Elle est même inutile et préjudiciable. Il ne faut pas chercher à répondre à une telle question qui n'a pour but que de semer la zizanie et la discorde. Quand on vous pose cette question, c'est parce qu'on attend en retour une réponse. Si la réponse est non, ils ne représentent pas les français, ils sont une minorité, on en déduira qu'ils ont donc tord, et qu'au nom de la démocratie, ils doivent cesser. Leur action prend alors le nom de "hold up", de "dictature de la minorité", de "minorité agitée" etc. La personne qui vous pose cette question se positionne de facto sur l'idée que la démocratie c'est le compromis. On doit savoir où est la majorité, pour que la minorité fasse des compromis. Voila ce que veut dire la démocratie "compromis".
Vous réalisez ce que cela sous entend, le compromis se transforme alors en "dictature de la majorité", et nous n'en finissons plus. Qui a tord qui a raison, je ne me pose pas la question quand il s'agit de démocratie, je tolère et écoute.
En démocratie, le véritable tord est celui de faire taire. Partant de là, il est vrai que la démocratie n'oblige pas à agir. Parler librement, et agir en toute impunité, il y a là une barrière à mesurer. Cette barrière ne doit pas être mesurer par chacun d'entre nous individuellement, elle doit émaner de nos dirigeants politiques. Mais ces derniers, surtout en ces temps, ont une facheuse manie au contraire, à vouloir attiser les foules les unes contre les autres...
Dans cette démocratie où le tord est de faire taire, je trouve que la plus grosse nuisance nous vient d'un endroit dont vous ne vous doutez surement pas : les médias. Une idéologie de droite se communiquera en 3 min à la télévision. La droite est communicative, ce que la gauche a toujours eu du mal à faire, mais pas parce que les Hommes sont mauvais, parce que le projet de société le veux comme cela, il ne se communique pas en 3 min ( Vous voyez qu'il est toujours important de toujours raisonner en "projet de société" ). Le projet de droite se communicant implicitement ou explicitement à travers ces 3 minutes, circule mieux, se diffuse mieux, il est plus "productif" au sens du ratio Production/temps. Mais dans le fond, rien est dit (opinion perso). Les médias croquent à pleine dents ce genre de discours étant donné que pour eux, il leur faut aussi être productif dans ce sens pour vendre plus (et c'est notre société qui l'a voulu à travers ses modes de consommations ). Ce que je vous décris là, n'est pas le fruit d'un endoctrinement, d'une sélection de lecture, ou pire, d'une pure invention. Elle est un constat qui nous vient des think tanks américains, importé en France par les "modernisateurs" du temps de la planification. C'est une chose acquise sur laquelle la gauche (et en particulier le PS) devra travailler pour que les français comprennent (loin de moi l'idée de dire qu'ils sont bêtes, mais dans une société si complexe qu'est la notre aujourd'hui, beaucoup de choses nous échappent, et il est encore plus du rôle de nos politiques de nous en faire la communication qu'auparavant. Seulement les intérêts "politiciens" derrière les en empêchent, et les réseaux d'information se sont concentrés entre les mêmes mains!!!!)
Maintenant, quand Monsieur Sarkozy a joui d'être élu sur la base d'une volonté de réforme, Mr Sarkozy a très bien compris ce que cette tendance à favoriser le compromis sur la tolérance, allait avoir comme effet sur le restant de son mandat. Pour lui, être élu pour faire de profondes réformes par la MAJORITE, cela veut dire jusqu'à la fin, carte blanche. Ce mode de fonctionnement n'est pas anodin, il est le fruit d'une volonté de pouvoir. Il aime ça, et il le montre. Mais voila les conséquences. Manque cruelle de démocratie à un moment où il y en a le plus besoin, les français se divisent toujours de plus en plus. Cela ne suffisait il déjà pas que les écarts entre pouvoir d'achat se creusent toujours de plus en plus eux aussi! Pour diviser les français sur le long terme il n'y a rine de mieux. Mais avec une politique incendiaire comme celle ci, c'est la cerise sur le gateau. Diviser pour mieux régner semble avoir été très bien compris par notre président.
Vous connaissez la République intermarché? A la mode des mousquetaires, "tous pour Sarko, et Sarko pour tous!!"
Aujourd'hui, tous les français paient cette attitude qui consiste à profiter d'une faiblesse pour se gonfler soit même (n'est ce pas d'ailleurs ce que vous avez fait lors de votre affrontement avec Ségolène Royale sur TF1, en parlant des handicapées de manière presque abusive??? bien sûr que si).
Laissez moi vous dire, les français ont voté pour un politicien qui leur a parlé de politique. Moi je voudrais un politique qui me parle des politiciens!!
Posté le 08.11.2007 par riskmanagerloictournez
Je me promenais tranquille en mongolfière avec mon petit cousin quand tout à coup je voulu lui faire une blague. Comme il était penché par dessus bord, j'ai voulu lui faire peur. Sauf que voila....
Posté le 09.11.2007 par riskmanagerloictournez
Je précise tout d'abord, l'ESM-A signifie Ecole Supérieure de Management en Alternance, du groupe HEMA, Haute Ecole de Management en Alternance. Je ne sais pas si elle est leader dans ce créneau de l'alternance, mais en tout cas elle y est fortement implantée.
Elle est la recomposition d'une ancienne ESC, celle toute petite de Marne la Vallée, la plus petite des ESC je crois bien. Peut être en ont ils eu marre, que cette formule plus innovante et certainement plus efficace est apparue, dans le milieu des années 90.
Les cours qui y sont donnés sont pour beaucoup ceux de professionnels et anciens du métier. C'est une organisation qui n'a pas toute la rigueur des Ecoles les plus réputées, mais il y fait bon apprendre dans un contexte plus humain, un rapport plus proche avec l'enseignant, et donc la possibilité de mieux saisir les enseignements. Alliée à la forte expérience professionnelle, la formule reste très efficace.
Votre gros souci sera de trouver ce fameux stage. Beaucoup d'étudiants, alors que les cours ont débutés depuis un mois, n'en ont toujours pas. L'angoisse comme vous pouvez l'imaginer.
Pour ce qui concerne la promo pRISKo, les étudiants du 3ème cycle "management des risques", tous ont un stage de qualité. 100% de stages allant de 16 à 13 mois de durée. C'est du joli. Donc la formule, alliée à la bonne filière, voilà la recette pour tout étudiant qui a envi de se lancer.
Je précise, et qui me tiens à coeur, ce n'est pas parce qu'il s'agit d'une forte professionnalisation qu'il faut y voir un quelconque rabais par rapport à d'autres masters pro. D'une, l'année est sur une plus longue période, donc l'enseignement théorique y est en même quantité, sûrement même plus important car en 3ècycle pro normal vous aurez un stage de 4 à 6 mois pendant lesquels vous n'aurez aucun cours. Et en plus, votre expérience pro est beaucoup plus forte car vous suivez la saisonnalité de l'entreprise, vous y êtes intégré plus vite et plus fortement . Donc au contraire, il ne s'agit pas d'un master à moindre qualité, mais d'un master intensif, dont le rythme est lourd à assumer, bien copieux. Il rattrappe certains retards accumulés par le passé côté pro, si vous voyez ce que je veux dire.... Il est vrai que venant d'Université, de Science Politique, la professionnalisation, à part théoriquement, on ne connait pas vraiment. Arrivé en M2 sans avoir eu de stage alors qu'on opte pour une filière pro, c'est pas génial. Il a donc bien fallu rattraper ce retard grâce à cette formule, dans une filière qu'est le risk management et qui me nourri copieusement intellectuellement aussi. Imaginez l'espace du possible dans ce domaine!!
voilà, je pense avoir donné une bonne ébauche de ce qu'il me semblait important de préciser pour que vous puissiez voir autre chose que ce qu'il est vendu (Grandes Ecoles) ou imposé (université) plus couramment.
Faites votre orientation, avec sérieux et suffisemment à l'avance. Pas au collège bien sûr. Mais le mieux est de commencer à préciser les choses en sorti de lycée et impératif pour l'après Bac +2. Le coup final sera porté dans votre choix en Bac +5. Vous aurez d'autant plus de choix pour votre master que vous aurez bien fait votre orientation ultérieure. Bonne orientation = plus de motivation, meilleures notes, et meilleure cohérence de parcours, voire une "bonne originalité" de parcours. vous limitez très fortement la possibilité de vous retrouver dans le seul master où on vous a accepté et dont vous ne connaissez toujours pas les débouchés. Dans ce cas, il y a encore une possibilité, motivez vous pour passer les oraux de l'ESM-A pour entrer dans un master bien selectionné. Vous vous professionnaliserez, ce qui est moins pompant que de rester assis à écouter des cours qui ne nous plaisent pas plus que ça. Vous découvrez comme cela un métier et vous avez une orientation qui vous apportera de la valeur ajoutée.
Tous plein de cas et parcours sont possibles partant de là.
En espérant que vous trouverez le votre,
bonnes études.
Posté le 13.12.2007 par riskmanagerloictournez
Il ne devrait pas être nécessaire de faire un article servant à illustrer les besoins d'un service risk management dans les organisations, y compris les entreprises, et ce, quelque soit la taille. Mais je vais le faire quand même, à travers ces 2 exemples, ne serait ce pour prouver les bienfaits que notre métier a la chance de réaliser.
En Italie, il vous suffit d'aller sur un Internet pour trouver foison d'accidents graves du travail, d'incendies et tuti cunti révélant une lacune très importante côté sécurité. Mais si la sécurité manque, c'est parce qu'avant tout le risk management manque de manière général. Le métier de risk management est en effet nouveau, mais seulement sous sa forme contemporaine et totalement détachée d'autres fonctions. Autrement, le risk management n'a rien de nouveau. Plus qu'un métier, il est avant tout une démarche, et plus précisément un démarche responsable et pro active. Il y a toujours eu des managers avec ces qualités. En Italie, il semble que cela manque, le risk management doit y être implanté au plus vite (avis aux futurs entrepreneurs français qui iraient s'y implanter ou à ceux qui ont des fournisseurs en provenance).
je prendrai donc 2 exemples : un incendie du 28 novembre 2002 et récemment, une usine ThyssenKrupp à Turin faisant respectivement 4 blessés et une forte pollution d'un côté, et 4 morts et une dizaine de blessés de l'autre.
Autre exemple, Sanofi Aventis qui doit faire face à ses responsabilités vis à vis d'un produit défectueux, le vaccin contre l'hépatite B. Le facteur aggravant est que l'entreprise était peut être au courant de ces possibles effets!!!
Et le risk management là dedans ?
L'accident du 28 novembre 2002 : les autorités pointeront le manque de procédure concernant le fonctionnement en mode dégradé (température élevée) et les risques associés, ainsi que l’absence de mesure de pression sur les réservoirs impactés. La possibilité d’une montée en pression dans les réservoirs de TDI/goudrons et d’une éventuelle réaction exothermique n’avait pas été identifiée lors de l’évaluation des risques du procédé.
L'incendie du 6 décembre 2007 ThyssenKrupp : il est la cerise sur le gateau en Italie. L'entreprise ThysseKrupp récolte avec un seul incendie plusieurs risques : Image dégradée car la presse en fait un bouc émissaire de tous les accidents du travail connus en Italie (surenchéri par 2 accidents du travails mortels le vendredi 7 décembre chez Fiat à Cassino, et sur un chantier de construction en Lonbardie). De plus, Social, car les ouvriers qui alimentent la polémique en parlant de leur mauvaise condition de travail, ont organisé une grêve quelques jours après l'incendie. Légal, car la responsabilité pénale de l'employeur est mise en cause. Stratégique, car la transition pour opérer à une concentration des sites à Terni afin d'augmenter la courbe d'expérience et faire des économies, n'est plus aussi rentable. Enfin, Matériel, pour réparer et rendre de nouveau opérationnel le site. Le risk management aurait certainement pris plus en compte les remarques des ouvriers faites par défaut devant les médias après sinistre, qui sont de dire qu'il y avait une application peu rigoureuse des mesures de sécurité. Autre facteur agravant, les conditions de travail. Elles étaient mauvaises selon les ouvriers et l'intensité de travail était trop importante depuis qu'une partie des employés était partie sur le site de Terni (future fermeture de Turin et concentration à Terni). L'objectif stratégique de concentration des 2 sites a été donc mal appréciée en terme de risques. On s'aperçoit aujourd'hui, malheureusement trop tard, que les dégâts matériels, humains et économiques sont de par cette erreur d'appréciation, beaucoup trop élevés, pour la collectivité, pour l'entreprise, pour les familles des défuns, et pour toutes les autres familles dont un membre travaillait sur le site.
Autre incident, tout aussi catastrophique, voir pire à mes yeux, les laoratoires pharmaceutiques (dont Sanofi) et le vaccin contre l'hepatite B : Une bonne gestion des risques n'aurait jamais permis à un tel produit d'être mis sur le marché sans plus de certitudes. Typiquement, dans un senario où la demande serait supérieure à l'offre, avec des concurrents possibles si on ne se dépêche pas (peur de l'entrepreneur, plus qu'un véritable risque), dans un tel cas, ce qui est vrai pour tout métier et marché avec cette configuration, la production va primer sur tout autre chose. Produire le plus vite et le plus fort possible. L'impatience est envahissante dans ce cas, et le risk manager a pour rôle de savoir la rassurer et canaliser. Ce qui n'a pas été fait visiblement. Avec cela, les risques ont été et sont : Produits défectueux, perte d'image, sanctions judiciaires, perte de crédibilité vis à vis de leur présence dans des associations de responsablité sociale des métiers du médicament (Leem), Malaise des employers et chercheurs de l'entreprise, voir un risque de compromission politique pour qu'une telle affaire ne fasse pas la Une des médias et que cela soit avéré à l'avenir... Là je vais loin tout de même mais n'est ce pas ce qu'on nous demande, d'être de véritables poil à gratter...
Voila, si des commentaires sont à faire, n'étant qu'étudiant, je suis ouvert à toute infos, remise en question ou autre.
Loïc