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riskmanagerloictournez
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Entrez dans le monde d'un métier, le risk management, et le mien, pRISKoyen de l'ESM-A
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Date de création :
07.06.2007
Dernière mise à jour :
20.06.2008
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3 Environnement interessant pour le Risk Management

Une Centrale Nucléaire dans une région sismique à l'Est

Posté le 05.06.2008 par riskmanagerloictournez
"Depuis plus d'un an, le projet de centrale nucléaire dans la région de Belene (Bulgarie) alimente le conflit entre les ONG et BNP Paribas. Elles reprochent à la banque de faciliter le montage financier de cette centrale, construite sur une zone sismique.

Aussi étrange que cela puisse paraître, la Commission européenne a donné un avis favorable à la construction d’une centrale nucléaire dans la région de Belene, en Bulgarie, pourtant identifiée comme une zone sismique. « Le projet Belene a une longue histoire tortueuse et avait déjà été abandonné pour des raisons économiques, sociales et environnementales (…), souligne Sébastien Godinot des Amis de la Terre. « La prégnance du risque sismique et l'explosion récente des coûts du projet de 2,5 milliards d'euros en 2005 à 7 milliards aujourd'hui confirment cette analyse ». Les ONG s’alarment de l’avis pourtant favorable rendu par la Commission européenne malgré ces risques. « Si la Commission européenne a reconnu [nos] préoccupations lors d'une rencontre avec les ONG, elle n'a pas tenu compte du risque sismique de la région de Belene, car le traité Euratom sur lequel elle s'est basée n'en fait pas mention, et son analyse a débouché sur un avis positif», affirment les Amis de la Terre.

Or, comme le rappelle l’ONG, pas moins de trois séismes significatifs viennent de frapper la région… « Un séisme de magnitude supérieure à quatre sur l'échelle de Richter a frappé la région de Belene le 12 mai dernier, c'est le troisième de cette intensité en moins d'un mois ». Yann Louvel, Chargé de campagne Finance privée au sein de l’ONG, estime que BNP Paribas aurait donc du, de son côté, fournir « une analyse un peu plus sérieuse sur le sujet ». « C'est précisément la question que nous avons posée hier à la direction du groupe lors de son Assemblée générale annuelle, poursuit-il. La réponse du Directeur Général du groupe, M. Baudouin Prot, nous apprend qu'il n'en est rien et que BNP Paribas semble s'être limité à l'avis positif de la Commission européenne ».

La polémique a donc repris entre les Amis de la Terre et BNP, accusé de jouer un rôle de conseil dans le financement de la centrale et, qualifié à ce titre, « d’irresponsable ». UN PROJET TOUJOURS REPORTÉ

Interrogé sur les suites données au projet « Belene », Baudoin Prot leur a répondu que la banque ne participerait pas au financement du projet, mais qu’elle était prête à organiser ce financement. Une attitude jugée contradictoire et « schizophrène » par les Amis de la Terre. Pour Antoine Sire, directeur de la communication du groupe, s’il y a schizophrénie, c’est à la rigueur entre la filiale bulgare du groupe, qui a accepté une mission de conseil sur ce financement, et le siège de BNP. « Sur le fond, la position de BNP est claire : nous n’investiront pas dans ce projet, explique-t-il. Certes, notre filiale bulgare a accepté de mener une mission de conseil, mais cela n’a rien d’indécent ». Par ailleurs, BNP estime « qu’il ne revient pas aux banques privées de financer une centrale nucléaire » et qu’« il n’est pas dans nos compétences de mesurer le risque de sécurité associé à de tels projets », ajoute-t-il. La banque renvoie donc les ONG aux autorités européennes : « dans la mesure où Bruxelles est très favorable à ce projet et a donné un avis positif, c’est auprès de la commission que les ONG devraient intervenir. Le fait que l’Europe donne son feu vert laisse penser que c’est un bon projet et encourage nécessairement industriels et financiers à participer. » Pour les Amis de la Terre, c’est au contraire la responsabilité de la banque qui est en jeu. Ils demandent à BNP Paribas de « se retirer immédiatement de toute implication dans ce projet dangereux et obsolète »."

Article des AMIS DE LA TERRE,
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=116098&newsletter=ok&cat=article_entreprise

Pour nous Risk Manager, l'article est intéressant non pas uniquement du point de vu du risque catastrophique avec la centrale sur une zone sismique, mais aussi du côté de la BNP à commencer par un risque juridique si l'ONG allait plus loin, peut être d'image et encore. Il y a aussi le risque pour la Commission Européenne d'être mise en cause par l'opinion publique en cas de catastrophe nucléaire sur cette centrale.

---------------------------------------------

L'actualité nous prouve que nous ne sommes pas à l'abri de risque nucléaire. En Slovénie, la seule centrale nucléaire construite sur cet Etat a eu un incident. Il n'y aurait pas eu de fuites de radioactivité à ce jour. Elle serait restée dans la zone de confinement. Suite à cet incident, la Commission européenne a déclenché le système d'alerte européen sur les risques radioactifs.







--

Risques Politiques dans les pays étrangers

Posté le 16.05.2008 par riskmanagerloictournez
Tout Risk Manager d'une entreprise qui échange à l'international fait face à des risques politiques de pays étrangers (Guerre interarmée, troubles terroristes, manifestations, guerres civiles)

Pour évaluer ce risque, il vous est possible d'aller sur ce site qui, sur une échelle de gravité, donne une évaluation de ces risques dans les pays les plus dangereux du moment :

http://www.exclusive-analysis.com/lists/cargo/

Gestion des risques hospitaliers, suite

Posté le 10.05.2008 par riskmanagerloictournez
Je continue sur ma lancée, je continue de renforcer ma curiosié pour la gestion des risques dans le secteur hospitalier.

Et c'est dans ce cadre que je suis tombé sur la toile suivante :

http://www.anasys.org/article.php3?id_article=15

Je vous laisse lire, vous y trouverez plus de précisions que mon précédent article sur le sujet, on sent l'expérience du terrain et les recherches plus poussées.


Bonne lecture.

Loïc

Un avenir prometteur du côté de la Santé pour les Risk Manager

Posté le 09.05.2008 par riskmanagerloictournez
Bonjour,


Voici un nouvel article destiné à éclairer qui voudra bien l'être sur une piste de réflexion pour un projet professionnel.

Le monde hospitalier est en mouvement. Des hôpitaux publics et des cliniques ferment, concentrant une plus grande masse de patients vers les établissements restants... donc qui dit concentration dit concentration de risques aussi.

Et puis les médias: qui n'a pas entendu parlé de l'affaire des surradiations, ou encore, des maladie nosocomiales... Ce que je constate encore une fois, ce n'est pas tant leur multiplication, au contraire, mais leur médiatisation, et tant mieux.

Autre facteur, la notation rendue publique des hôpitaux (de A à E)... donc gros travail des équipes Qualité, HSE et Risque (si ce n'est pas la même d'ailleurs).

La montée de la chirurgie esthétique ou encore des "micro"chirurgies, nécessitant des appareils ou produits de plus en plus perfectionnés, plus complexes, sur lesquels nous avons moins de recul... donc plus de risques.

Et qui dit risque dit transfert aussi parfois. Vis à vis des assurances, il y a de grosses difficultés à assurer des machines médicales, vous imaginez pourquoi. Donc si ce mode connue du transfert est difficile, il faut éviter le transfert, et donc réduire le risque.... donc plus de risk manager.

Bon et puis, pour éviter de faire une liste trop à rallonge, parmis les facteurs sollicitant plus les risk managers dans le monde hospitaliers, il y a la montée des exigences règlementaires, la nécessité d'avoir un établissement qui maîtrise bien ses risques pour solliciter la confiance et attirer les bons médecins, ou encore, les crises pandémiques qui nous pendent au nez et qui pourraient entraîner une saturation des hôpitaux si la pandémie n'était pas suffisemment maîtrisée....


Certainement que de nombreuses autres variables devraient être prises en compte pour analyser cette volonté du monde de la Santé de recruter des Risk Managers. Je ne suis pas encore professionnel de ce milieux, mais je m'y intéresse fortement... Je dirais même que les grands hôpitaux et Cliniques françaises recevront mes candidatures au mois de septembre 2008 pour un poste dans leur établissement, et ce en priorité.


Pour les personnes qui sont aussi passionnés que moi par le travail de terrain, en équipe, utile et dynamique, parfois hautement sensible, c'est ce qu'il vous faut.


Pensez y, et les opportunités de carrières sont nombreuses. Personnellement, mon projet serais par la suite d'apporter mon expertise du monde hospitalier, avec ses risques (quel sujet...), pour écrire des livres, conseiller le gouvernement, et appuyer mon "projet politique" déjà bien grani...

Projet professionnel, projet politique, manque le projet de famille... Je ne vois pas d'avantages directs pour ce projet là. Mais il y en a quand même, ne serait ce que la connaissance des cliniques et hôpitaux avoisinants... où aller et où ne pas aller par exemple...

Si vous googler "Emplois dans les hôpitaux", vous aurez une liste de sites réservés pour les offres d'emploi dans le monde de la Santé. De là étant, recherchez les postes relatifs aux risques (souvent alliés à la Qualité).


Je n'ai plus qu'à vous souhaiter bonne continuation alors.

Une Crise Internet possible ?

Posté le 13.02.2008 par riskmanagerloictournez
Voici un article dont tout le mérite revient au cabinet de Consultants Altaïr de le révéler et le mettre en relief aux travers des enjeux spécifiés. Nous avons connu en effet un phénomène d’une ampleur inédite.


"La rupture de deux câbles sous-marins de télécommunications en Méditerranée
semble à l’origine d’une panne qui affecte fortement les services Internet au
Moyen-Orient, en Asie du Sud et dans le nord de l’Afrique. L’Egypte, les Émirats
Arabes Unis, le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Inde, le Bangladesh et le Sri
Lanka ont d’ores et déjà annoncé d’importantes perturbations de leurs réseaux de
télécommunications. Le président de l'association indienne des fournisseurs
d'accès à internet, évoque la possibilité d’une interruption des liaisons haut débit
pendant une durée de deux semaines.
Un goût de déjà vu
Ce nouvel incident qui affecte le fonctionnement d’Internet n’est pas sans
rappeler le séisme qui s’était produit le 26 décembre 2006 au large de Taïwan et
qui avait eu pour effet d’endommager six câbles sous-marins posés en pleine mer
et pour résultat de couper pratiquement toute l’activité Internet de l’Asie de l’Est
du reste du monde. Au total, l’addition de cette catastrophe a été extrêmement
lourde. A en croire le portail Sina.com, plus de cent millions de personnes ont été
concernées et plusieurs semaines ont été nécessaires pour réparer les câbles
endommagés. Parmi les victimes qui avaient vu toutes leurs liaisons téléphoniques
et leurs connexions large bande interrompues, le lendemain de Noël, on recensait
les nombreuses filiales de banques étrangères et les intervenants sur les places
boursières asiatiques.
La vulnérabilité d’un modèle de développement ?
Avec 40% du marché mondial de la sous-traitance informatique, des centres
d'appels aux services de gestion des cartes de crédit, de comptabilité, ou
d’assurance, en passant par la fabrication de logiciels, on imagine les
conséquences induites en Inde par cette nouvelle catastrophe sur le plan
commercial, financier et humain. 700000 personnes travaillent dans le domaine de
la sous-traitance informatique et dépendent directement d’internet pour vivre et
travailler.
L’effet papillon à l’autre bout de la planète:
Les dommages collatéraux pour les clients occidentaux sont considérables. Et pèse
sur de nombreuses activités du tertiaire commercial et financier un risque
d’interruption totale ou partielle du service. Conséquence immédiate de
l’effondrement de la vitesse des connexions à haut débit, les prestations fournies
aux clients situés en Europe et sur la côte Est des Etats-Unis, sont en effet
fortement dégradées compte tenu de l’embouteillage ou du coût excessif des
autres voies d’acheminement des appels téléphoniques et des données
numériques : satellite ou liaisons filaires avec le continent américain notamment.
Le manque de contrôle et de résilience des technologies et systèmes
Les mésaventures de l’Internet asiatique viennent compléter, à leur manière,
l’épisode récent de la Société Générale et soulignent la haute vulnérabilité
technologique des entreprises du troisième millénaire.
L’affaire de la Société Générale illustre, en effet, à quel point les failles dans les
pratiques de gouvernance, de sécurité des systèmes d’information et de contrôle
interne peuvent faire dévaler rapidement une entreprise réputée solide et qui
faisait figure de modèle en matière de bonne gestion financière vers les abymes
vertigineux du discrédit et de la méfiance.
La panne de l’internet en Inde apporte une nuance au mythe de la puissance
technologique inébranlable de pays émergents. En coupant du monde 20% du
secteur informatique en Inde, la panne de l'internet consacre la vulnérabilité
technologique et la dépendance stratégique des entreprises qui ont fait choix d’un
modèle d’organisation fondé sur une délocalisation poussée à l’extrême des
processus et fonctions de production, de support et parfois même de pilotage
(analyse des dossiers de crédit par exemple).
Une remise en cause des modèles d’externalisation délocalisée ?
A l’ère de l’économie numérique, pour des entreprises dont le commerce n’existe
qu’en ligne ou dont l’informatique est l’outil de production essentiel, la pérennité
ne tient plus qu’à un câble. Les expériences récentes démontrent mieux que
n’importe quel discours que la fragilité des infrastructures de télécommunications
intercontinentales et du réseau Internet menace à tout moment le bon
fonctionnement de processus exigeant une continuité de bout en bout du service.
Le sacro-saint principe de la globalisation trouverait-il ses propres limites dans la
prise en considération de paramètres nouveaux liés à la vulnérabilité des
infrastructures technologiques ? Juste retour des choses face à une logique
ramenant trop souvent à l’arrière-plan les paramètres sociaux et environnementaux
au bénéfice de préoccupations financières excessives. Nulle entreprise ne pourra à
l’avenir se départir d’un doute sur le niveau de robustesse d’alléchantes solutions
de délocalisation d’activités informatiques ou de services offertes au coût le plus
bas.
L’omniprésence des risques:
Comme l'actualité le démontre quotidiennement, les entreprises peuvent être
brutalement confrontées à un arrêt partiel ou total de leurs activités : pannes
d’Internet ou des réseaux de télécommunications mais aussi attentats, fraudes et
autres attaques internes, incendie, inondations, conflits sociaux, retournement des
marchés, dépendance stratégique, crises sanitaires & épidémies, troubles à l’ordre
public, rupture de la chaîne d'approvisionnement énergétique, black-out, etc.
Aujourd’hui, constatons-le, la menace est davantage polymorphe, mais aussi plus
intense et plus présente que jamais : raison de plus pour s’y préparer. Certes, et les
évènements de ces dernières années l’ont démontré, on ne peut en aucun cas tout
prévoir. Cependant, il existe désormais des mesures d’anticipation qui permettent
de limiter l’ampleur ou les conséquences des dégâts, d’éviter qu’ils ne soient
irrémédiables et d’accélérer le retour à la normale."

rédigé par Altaïr Conseil


Avec mes remerciements à Altaïr et à tous les lecteurs intéressés à cette question.

Le principe de Précaution, tant d'émules et pourtant...

Posté le 01.02.2008 par riskmanagerloictournez
"COMMISSION ATTALI : HARO SUR LE PRINCIPE DE PRECAUTION !
Ou comment " jouer les Cassandre ne sert à rien..."

La commission Attali propose purement et simplement de retirer le principe de précaution de la charte de l’environnement, adossée à la Constitution depuis 2005. Cette recommandation vise à « alerter sur les dangers de ce principe» en tant que frein à la croissance. Ce principe qu’Attali qualifie de «principe d’imprécation» incitant l’Etat à une attitude de prudence et d’interdiction». De facto, un impact «catastrophique» sur l’innovation et «négatif sur l’économie» en découlerait.

Entériné en 1992 dans la convention de Rio, le principe de précaution énonce que «l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures […] visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles». Il n’est donc en rien en principe d’abstention ! Au contraire, il cherche à prévenir a priori un certain nombre de risques. En conséquence de quoi, l’environnement ne constitue pas une limite mais une chance pour la croissance (Erné-Heintz V., « Réchauffement climatique : l’avertissement », http://www.iut-colmar.uha.fr/jac, JAC 71 ). En quoi une attitude de prudence face à des risques sanitaires et environnementaux serait-il préjudiciable à la croissance ? A moins que comme la Chine, nous en sommes à s’interroger sur comment obtenir toujours plus de croissance avec toujours davantage de pollution …

Les stratégies de prévention portent souvent sur des questions de veille et d’alerte afin de gérer au mieux d’éventuels risques sanitaires ou environnementaux. En l’espèce, la procédure d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament ou encore la directive Reach (Registration, Evaluation and Authorization of Chemichals) – dont nous avons déjà longuement parlé dans ce journal (Erné-Heintz V., « REACH: vers un nouvel accord », http://www.iut-colmar.uha.fr/jac, JAC 71 février, 2007) – obéissent à cette logique de précaution. Par ailleurs, en matière de gestion des catastrophes, la pollution permet de s’interroger sur des solutions alternatives (Erné-Heintz V., « Vive les catastrophes ! », http://www.iut-colmar.uha.fr/jac, JAC 72).

La préservation de l’environnement doit susciter une course à l’innovation. La crainte d’une mise en responsabilité en matière de risques sanitaires (cancers, …) et/ou de pollutions environnementales tout comme le développement d’une « conscience écologique » (Brécard, 1996) sont autant d’arguments pour inciter les firmes à s’introduire sur de nouveaux marchés. Tel est aussi le rôle du principe de précaution.

En définitive, la croissance se révèle être un processus de responsabilisation qui rejoint la protection de l’environnement. Environnement et croissance ne sont pas des objectifs antinomiques. Le risque environnemental et/ou sanitaire incite à investir. Le principe de précaution favorise le progrès et la croissance ! Il ne signifie pas stagnation économique. Nous disons donc oui pour libérer les freins à la croissance, mais pour une croissance basée sur l’innovation protectrice des intérêts des générations futurs ! "

Source : le Journal des Accidents et des Catastrophes du CEDARCC.

Je précise qu'il est dommage de se rendre compte d'une telle chose maintenant, allant même jusqu'à paraître suspect dans son imprégnation idéologique. Personnellement, je pense que le risk management inspiré par ce principe ne doit pas se méprendre, l'idéologie ne doit pas prendre le dessus. Il faut bien faire la différence. Ceci étant dit, ce n'est qu'un avis personnel, et je reste persuadé comme l'est la souche de mon métier, qu'il est possible de faire de la précaution, d'anticiper sur des risques tout en soutenant les objectifs de la structure pour laquelle on travaille. Au contraire, comme le défini bien le COSO, le contrôle interne et donc indirectement le risk management, a pour but de permettre la réalisation des objectifs. On ne peut pas être plus clair.


Maintenant, si ce principe de précaution ne peut pas être appliqué par l'autorité souveraine, alors là, c'est autre chose. Mais dans ce cas, je conseillerai à Mr Attali de renforcer la mise en place du Risk Management dans les entreprises, collectivités locales et hôpitaux.

A bon entendeur.

Prendre en compte le capital intellectuel, le garder, le recruter?

Posté le 30.01.2008 par riskmanagerloictournez
"La France s’inquiète d’une possible fuite de ses cerveaux, notamment vers les États-Unis. Les chiffres globaux semblent pourtant rassurants : moins de 2% des scientifiques français partent en Amérique du Nord, un taux bien inférieur à celui des pays voisins, et la France attire des scientifiques des pays étrangers, y compris développés. Des études sectorielles plus précises, notamment l’étude de deux disciplines universitaires, l’économie et la biologie, révèlent cependant une réalité préoccupante : 40% des chercheurs français de premier rang seraient aux
États-Unis. Contrairement aux idées reçues, la plupart n’ont pas quitté la France par dépit mais sont partis aux États-Unis dès leur thèse ou leur post-doctorat. Par la suite, les conditions accordées en termes de salaire, de conditions matérielles, de budgets de recherche et de responsabilités qu’ils se voient confiées, même en début de carrière,
les convainquent de rester.

Faut-il pour autant fermer nos frontières ? Non, car une expérience internationale est très bénéfique pour un chercheur. Ainsi, près de la moitié de nos meilleurs chercheurs actuels en économie ou en biologie travaillant en France ont eu une expérience de recherche à l’étranger. Il s’agit donc pour notre pays de limiter cette fuite de hauts potentiels, tout en encourageant la mobilité de ses chercheurs.

Pour y parvenir, on peut accroître l’attractivité nationale pour les chercheurs les plus brillants. Plusieurs mesures récentes, visant à reconnaître l’excellence et à offrir de bonnes conditions de retour, vont dans le bon sens. Nous proposons d’aller plus loin en permettant des traitements différenciés fondés sur l’excellence. En outre, renforcer
la fonction ressources humaines des universités et institutions de recherche permettra de proposer de façon réactive des solutions individualisées aux chercheurs que l’on souhaite garder ou faire venir en France. On peut aussi mieux encadrer la mobilité de nos étudiants (notamment en améliorant le suivi des docteurs par les universités) et de nos chercheurs.

Ceux qui souhaitent poursuivre leur carrière aux États-Unis ne doivent pas être onsidérés comme perdus. On peut par exemple offrir la possibilité à des chercheurs à l’étranger de travailler en France quelques mois par an, et de devenir ainsi des “ chercheurs transnationaux ”. Enfin, les scientifiques français expatriés peuvent constituer des têtes de pont et des ambassadeurs efficaces au sein de réseaux scientifiques. Une institution prestigieuse, comme l’Académie des Sciences, pourrait distinguer certains de ces expatriés, qui animeraient ces réseaux, aujourd’hui latents. Une chaire tournante au Collège de France, occupée par un chercheur à forte expérience internationale et dédiée chaque semestre à une discipline, constituerait également un catalyseur de rencontres et d’échanges transatlantiques."

voici le Résumé d'un rapport fait par un ingénieur de l'école des mines de Paris.

Ce rapport est interessant de par son sujet, et c'est pourquoi j'en fais ici profiter les risk manager pour que la question soit posée.

Il faudrait essayer de recentrer les efforts à faire du côté de l'entreprise. Certe les cerveaux "fuient", mais les entreprises qui peuvent se permettre de recruter un des ces cerveaux sont le plus souvent transnationales. La fuite des cerveaux pour une entreprise s'envisage par la fuite vers les concurrents. Cependant, toutes les entreprises ne sont pas transnationales, les PME peuvent aussi avoir des "cerveaux", et qu'en vient même, la fuite chez le concurrent reste aussi la conséquence d'une gestion fortement imprégnée d'une culture, elle même fortement imprégnée de celle d'un pays, donc nous retombons sur le même problème.

Il faut prendre en compte cette question au sérieux, au moins l'avoir à l'esprit, et être sûr que le knowledge management et le suivi des carrières se fasse correctement. S'il est possible aussi de faire du lobbying auprès de l'Etat pour que les choses évoluent, c'est encore mieux.

L'Entrepreneuriat Social

Posté le 02.10.2007 par riskmanagerloictournez
Bonjour,

Je vous écris cette fois pour vous faire part d'un coup de coeur pour ce dont je connaissais l'existence et le besoin, mais que je ne pouvais encore nommé. Il s'agit de l'entrepreneuriat social et je sais aujourd'hui qu'il y a une association qui se bat pour promouvoir cette pratique. Il s'agit d' "Ashnoka".

Alors qu'est ce que l'entrepreneuriat social? Pour le mettre dans une case, c'est pour moi tout d'abord de l'ordre de la responsabilité sociale et sociétale des entreprises mais poussée à son plus haut degré dans son intentionalité, et à son degré le plus bas concernant sa globalité. Je m'explique. L'entrepreneur social est celui qui va par exemple créer un réseau de jardins maraichers biologiques employant des personnes réputées inemployables. Il va donc dans la profondeur, plus loin qu'une obligation de RSE, mais au niveau global, il n'y a pas un système global de Management de RSE. Ce peut être aussi celui qui monte un cabinet de placement pour que les diplômés issus de quartiers défavorisés trouvent un emploi reflétant leur niveau de qualification. Encore une fois la démarche est profonde mais restreinte à un groupe de personnes et une activité. Nous sommes dans le cadre de petites structures finalement. Mais rien n'empêche de penser la chose venant de grandes structures, ou qu'un jour une petite devienne grande avec une telle démarche.

Autant vous dire que suis passionné de ces nouvelles pratiques et je pense même que je vais me détourner de la politique pour faire ce en quoi j'ai toujours cru, ce pourquoi j'ai commencé mes études de Science Politique, la politique de demain, celle menée par les entreprises. Et quand je dis "Politique de demain menée par les entreprises" je ne parle pas de la domination Capitaliste menant par le bout du nez le politique afin de desservir ses propres intérêts économiques. Non, je parle d'une politique vraie, avec la vision globale qui est censé l'investir, celle organisant la vie en collectivité, une collectivité qui d'ailleurs ne fait plus un, mais nous devrions parlé de plusieurs collectivités, que les entreprises créent aussi en recueillant en leur sein l'ensemble des travailleurs, les nourrissant, s'organisant de plus en plus et de mieux en mieux pour améliorer les conditions de travail des salariés. Le Jour où cette pratique sera étendue car tous auront compris les bienfaits de sa généralisation, alors il sera possible de penser à une véritable politique par les entreprises, à une véritable gouvernance par les entreprises. Et je n'oublie pas les chômeurs, les entrepreneurs sociaux non plus, la preuve, ils sont là. Le chômage a un rôle positif pour les entreprises mais jusqu'à un certains point. Il ne doit pas être trop haut où il commence à réduire la croissance et avoir un effet négatif sur lui même. Le chômage doit atteindre son taux naturel, les hommes et femmes politiques d'aujourd'hui ne peuvent rien faire, seules les entreprises peuvent faire quoique ce soit. Les Retraités, jusqu'ici pris en charge politiquement, par la société. Demain, tout le monde sais que ce système ne résistera pas. Tant pis, à condition que quelque chose de mieux avec une vision tout aussi globale le remplace. Pourquoi pas les hedge funds? Tout le monde s'accorde à dire que c'est ce système qui va remplacer le notre. Peut être, peut être pas, le tout est que ce nouveau mécanisme soit solide et global. En tout cas, il est encore la preuve d'une gestion de la collectivité par les entreprises (et en passant de la modernité anglosaxone par rapport à nous petits français, qui sommes peut être trop sclérosés par notre vieux modèle, mais dans un sens autant laissé faire les expériences ailleurs et les récupérer ensuite, pourquoi pas LOL. Donc oui, je dis cela car l'entrepreuneuriat social serait d'origine anglosaxone).

Que penser alors de la nationalité, du patriotisme et toutes ces valeurs? Je ne pense pas qu'elles se perdront dans ces couloirs, je pense que l'aspect entreprise et l'aspect territoire sont compatibles. Je dirait qu'elles en seront même améliorées. Installer une télévision en salle de pause pour que les employés regardent un match de l'équipe de France. Les adversaires sont le Portugal et dans la même entreprise mais dans ce dernier pays, on y regarde aussi le Match. En fait, ce que je veux dire ici, c'est que le profond du patriotisme demeurera, mais sa forme, si lourde et pesante pour tous, chargée d'histoire et de conflits, de gloire et de fraternité à devoir respecter à des temps qui n'ont rien à voir, avec des gens dont rien nous lie (c'est pourquoi certains "malades" réclament une guerre pour ressouder les gens), excluant de facto l'étranger où l'acculturant dès sa soumission... Le patriotisme de demain aura changé tout comme le support "Politique" aura lui aussi changé, ce qui est totalement logique dans ma vision proactive et en même temps idéalisée. Voyez où je veux en venir, les Risk Managers auront un rôle primordial dans ce systèmes, les préfets des temps modernes ;-).

Bref, tout ceci est encore de l'idéalisme aujourd'hui, mais vu la prise de conscience, rien que la mienne il y a déjà 3 ans alors que je ne pesais pas lourd du haut de mes 20 ans, de toutes ces personnes qui participent activiement et de tous ces managers et formations qui s'ouvrent en faveur de la RSE, que dire de plus... Nous y allons à mon avis, et soutenir Ashnoka est aujourd'hui de l'ordre du civisme associatif, mais demain, il sera tout bonnement politique.

Je pourrais en dire plus, en détail et avec des bémols, mais je ne suis pas là pour écrire un livre, simplement pour éclairer un fait de société que j'admire avec ma vision proactive de la chose. Elle est criticable, mais au moins, elle est là et je suis capable de l'exprimer. Maintenant êtes vous capable de l'entendre. Je pense que ce sera le plus dur, le mot entreprise allié au mot politique en fait encore frémir plus d'un. Ce que je comprend dans l'ordre des choses actuelles. Mais admirez l'évolution, la dynamique... C'est cela que j'observe et la locomotive me plait.


Ciao

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