Bonjour,
Voici un nouvel article destiné à éclairer qui voudra bien l'être sur une piste de réflexion pour un projet professionnel.
Le monde hospitalier est en mouvement. Des hôpitaux publics et des cliniques ferment, concentrant une plus grande masse de patients vers les établissements restants... donc qui dit concentration dit concentration de risques aussi.
Et puis les médias: qui n'a pas entendu parlé de l'affaire des surradiations, ou encore, des maladie nosocomiales... Ce que je constate encore une fois, ce n'est pas tant leur multiplication, au contraire, mais leur médiatisation. Parlons aussi du cas de la panne électrique entre Mercredi 25 et Jeudi 26 juin à l'hôpital Saint Antoine dans le 12ème arrondissements de Paris. Ce cas est typique de réalisation de risques en chaîne provocant une crise assez importante = la défaillance d'un câble EDF suivi d'une panne du générateur de secours. Le personnel a été compétent mais je dirais surtout heureusement que nous étions à Paris et que les hôpitaux "Back-up" ne sont pas loin. Imaginez ce qu'il se passera à terme avec la concentration des hôpitaux et des services si un tel évènement critique arrivait dans un gros hôpital de province... Mieux vaut renforcer la gestion des risques à ce niveau. Cette situation de vulnérabilité est déjà présente.
De plus , il faut savoir que la moitié des services de réanimation des hôpitaux français ne serait pas en situation règlementaire, au niveau technique mais aussi au niveau du personnel. Un tel incident dans des centres de réanimation qui sont hors normes et c'est le drame...Encore une fois, on peut faire appel perpétuellement au financement de l'Etat, mais faire appel aux services de risk manager serait déjà plus pertinent, efficace, et rapide. Réduction des gaspillages, Black-belt, réduction des sources de démotivation du personnel et recommandations pour l'améliorer, permettraient déjà une efficacité et une rentabilité bien meilleur des établissements qui pourraient peut être investir et faire des mises à jour techniques pour éviter ce type d'incident...
Autre facteur, la notation rendue publique des hôpitaux (de A à E)... donc gros travail des équipes Qualité, HSE et Risque (si ce n'est pas la même d'ailleurs).
La montée de la chirurgie esthétique ou encore des "micro"chirurgies, nécessitant des appareils ou produits de plus en plus perfectionnés, plus complexes, sur lesquels nous avons moins de recul... donc plus de risques.
Et qui dit risque dit transfert de ce risque parfois. Vis à vis des assurances, il y a de grosses difficultés à assurer des appareils médicaux et chirurgicaux, vous imaginez pourquoi. Donc si ce mode connue du transfert est difficile, il faut éviter le transfert, et donc réduire le risque.... donc plus de risk management.
On retrouve aussi dans certaines fonctions comme les anesthésistes une pénurie de candidats car les risques de mise en cause de leur responsabilité dans l'exercice de leur fonction a considérablement accrue ainsi que les primes d'assurance. Pour réduire ces effets il n'y a pas 36 solutions, intervention de l'Etat ou Risk Management! Pouvoir prouver ce qui est mis en place pour réduire les risques et le recours à l'assurance ne peut que faire tendre à la baisse la mise en cause de la responsabilité et les primes.
Bon et puis, pour éviter de faire une liste trop à rallonge, parmis les facteurs sollicitant plus les risk managers dans le monde hospitaliers, il y a la montée des exigences règlementaires, la nécessité d'avoir un établissement qui maîtrise bien ses risques pour solliciter la confiance et attirer les bons médecins, ou encore, les crises pandémiques qui nous pendent au nez et qui pourraient entraîner une saturation des hôpitaux si la pandémie n'était pas suffisemment maîtrisée.... Concernant cette saturation des hôpitaux, j'espère qu'après la fermeture des petits établissements, ces derniers sont toujours réquisitionnables par la suite, sinon nous diminuons fortement le nombre de places qui est aujourd'hui de 500 000 (tous les secteurs confondus) pour plusieurs millions de français et plusieurs miliers d'étrangers en droit de venir se soigner en France dans de tels cas...
Pour les personnes qui sont aussi passionnées que moi par le travail de terrain, en équipe, utile et dynamique, parfois hautement sensible, c'est ce qu'il vous faut.
Pensez y, et les opportunités de carrières sont nombreuses. Personnellement, mon projet serait par la suite d'apporter mon expertise du monde hospitalier, avec ses risques (quel sujet...), pour écrire des livres, conseiller le gouvernement, mais surtout d'ouvrir un cabinet de gestion des risques hospitaliers et collectivités territoriales.
Si vous googler "Emplois dans les hôpitaux", vous aurez une liste de sites réservés pour les offres d'emploi dans le monde de la Santé. De là étant, recherchez les postes relatifs aux risques (souvent alliés à la Qualité).
Je n'ai plus qu'à vous souhaiter bonne continuation alors.