Le Risque Professionnel Auto
Posté le 15.02.2008 par riskmanagerloictournez
"Au jour d'aujourd'hui, une majorité de véhicules d'entreprise ne sont même pas équipés de deux "airbag" ! (Voir pas du tout...) La technologie des véhicules est conçue pour ceux qui sont utilisés par "Monsieur tout le monde" !
Quant à l'entretien et le suivi ??? Essayez, comme je le fais souvent, de faire un "tour" des véhicules utilisés, par exemple, par une entreprise de maçonnerie ? Une entreprise (moyenne) de livraison rapide ? Une entreprise de dépannage ? Etc.
Faites le bilan de :
- l'état des pneumatiques (gonflage, usure...),
- Les rangements de la marchandise,
- Le calage de celle ci,
- L'état et la conformité de l'éclairage,
Faites le "tour" avec les conducteur utilisateurs des véhicules ! Parlez leur de distances de sécurité, d'énergie cinétique, d'alcool, etc...
Vous seriez également surpris !
Mon avis reste quand même que les entreprises ne se sentent pas complêtement concernée par ce "fléau" qu'est l'accident routier au sein de l'entreprise !
Pour les salariés assurés par la branche « accidents du travail » de la sécurité sociale, le nombre de victimes était de 829 en 2005, soit 11% des tués sur la route…
En 2005 : 86265 accidents de trajets et mission ; 10389 incapacités permanentes ; 829 décés ; 5 278 813 journées perdues....
Et les chiffres sont en augmentation...
N'y a-t-il pas un enjeux à ce constat?"
En effet, ce sujet est très important et mérite réflexion. Qu'en pensez vous ?
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Enjeux généraux
Posté par
Admin le 15.02.2008
Il est vrai que les employeurs pourraient renoulever
>leur "Flotte" auto, dans l'absolu et pour le meilleur,
>avec des véhicules les mieux notés au crash test et des
>modèles les plus équipés en technologie de protection
>des personnes. L'exemple des maçons m'a fait sourire à
>ce sujet, il est vrai qu'à les voir, tout le monde
>comprendra le problème. A minima, ils pourraient aussi
>faire plus d'entretie comme le remplacement des pneux,
>c'est claire. Toujours faire des économies, au bout
>d'un moment, on ne peut plus en faire, au contraire, ça
>coûte très cher.
>Je voudrais de manière plus générale expliquer mon idée
>de départ. Toutes ces négligences propres à tout métier
>et tout secteur, voir peut être et sûrement, toute
>entreprise, n'empêche pas une chose qui est ceci, et ce
>pourquoi j'appuyais sur l'aspect formation, d'une part
>un grand nombre de personnes véhiculées pour le travail
>utilisent leur voiture personnelle en sortie "Mission",
>et il est difficile de faire quoi que ce soit là dessus
>si ce n'est de permettre les sorties mission uniquement
>après formation et test. D'autre part, et j'avais
>ouvert mon article sur cette problématique à la méthode
>scolaire (lol), les technologies sur des véhicules
>super équipés n'entraîneraient elles pas une forme de
>déresponsabilisation de l'employeur, ce dernier pensant
>avoir fait ce qu'il fallait. Or, même bien équipé, un
>employé qui heurte une Fiat Panda d'un tiers, c'est
>dramatique et ça coûte cher... On a donc, à la base,
>une relation technologie, formation et voiture de
>tiers, complexe mais qui est là.
>Ensuite, il existe une deuxième relation. Contrairement
>à la grande majorité des risques professionnels qu'on
>peut trouver dans le DU, celui ci est particulier, car
>il est géré du "haut". On met en place des systèmes de
>transfert du risque, on laisse faire les contrôles
>techniques légaux et obligatoires, on fait confiance au
>permis de conduire, on fait confiance aux outils de la
>circulation routière pour désinciter, et basta. On est
>dans ce cadre incité à laisser faire l'extérieur.
>L'employeur ne veut pas mettre de moyens en place alors
>que le problème est l'individu et que dans ce cas
>l'individu ne peut être suivi pendant son parcours dans
>ces moindres faits et gestes, contrairement aux autres
>risques professionnels présents au sein des murs de
>l'entreprises et dont cette dernière est directement et
>seule responsable des causes. Quand il s'agit
>d'accidents de la route, il y a beaucoup de facteurs
>externes, et dans les causes de l'accident et dans les
>moyens de les éviter.
>Je vais donc réussir à donner mon idée. Dans les
>grandes lignes, avec le système existant aujourd'hui,
>et dont je crains la perpétuelle reproduction par
>l'action des formateurs, il y a un environnement qui
>déresponsabilise les entreprises, et des moyens
>d'actions (formation et sanction) qui reportent sur le
>conducteur la faute de l'accident au lieu d'être
>véritablement préventif (c'est la place dans le système
>qui veut cela). D'ailleurs, le conducteur est le plus
>souvent déresponsabilisé car derrière, financièrement,
>il ne perdra rien (assu tout risque). C'est cette
>relation qui doit changer pour que l'entreprise trouve
>sa place dans la prévention des risques Auto, une
>véritable prévention sur elle même. La Formation sera
>véritablement sensibilisatrice si derrière on a une
>entreprise qui fournit les technologies. On aura les
>technologies si on imposait à tous, y compris
>particulier, des véhicules de moins de moins de 10 ans,
>les entreprises s'y plieraient. Dans ce système idéal
>selon moi, volonté ou pas du Directeur, cela ne compte
>plus, évitant ainsi l'arbitraire. Sans ce système, tout
>repose comme nous pouvons le voir sur la volonté du
>Dirigeant, avec plus ou moins d'efficacité et de
>pertinence. C'est une mauvaise chose que la volonté du
>dirigeant intervienne, et c'est ce que j'ai
>l'impression que vous voulez. Je le comprend, et la est
>ma crainte, c'est que vous voulez changer les choses
>sans penser à changer les relations du système.
>Le problème est que ce système "idéal" est logiquement
>impossbile encore aujourd'hui tant que la varaible
>financière restera aussi dominante. Que ce soit pour
>les particuliers ou pour les entreprises, les voitures
>de plus de 10 ans sont de moindres investissements,
>moins couteuses, elles sont plus accessibles. Il
>faudrait revoir les investissements de l'Etat dans la
>recherche et les aides pour acquérir une voiture
>sécurisée comme on pourrait l'avoir pour une voiture
>écolo, ou alors, je revient sur cette idée, pousser un
>peu voir même beaucoup plus les choses en terme de
>démocratisation des technologies des équipements auto.